Samedi soir, je suis seul. Je n’ai pas envie d’être seul. Mon carnet d’adresses est trop maigre. Malgré mes efforts des deux derniers jours, je n’arrive pas à trouver de la compagnie. De la compagnie féminine, j’entends. Je l’avoue, j’ai envie de tirer un coup. Désolé si je suis cru, si je ne fais pas dans la dentelle, mais si j’écrivais « j’aimerais passer une soirée agréable avec une femme, prendre un verre, l’écouter parler, peut-être raconter deux ou trois trucs, manger un morceau et que sais-je encore », je serais hypocrite et ça me coûterait trop cher pour ce que je veux vraiment : baiser.
Je viens de passer deux jours à chercher, à envoyer des courriels à toutes les femmes de mon passé. Mes anciennes maîtresses, mes amantes et même quelques conjointes avec qui j’ai gardé une bonne relation. Peut-être que j’ai été trop direct dans mes demandes, peut-être que j’aurais dû faire miroiter le verre ou le repas, mais j’ai choisi l’honnêteté. Résultat : je suis seul.
Je suis cruellement en manque de cul et veux en finir (déjà) avec l’abstinence. Encore une fois, je fais fi ronds de jambe. Mes derniers mois en couple ont été particulièrement secs en matière de sexe. Y’en a marre de la masturbation et du voyeurisme. Je suis à bout, contempler mes voisines se déshabiller devant leurs fenêtres ne me satisfait pas et je ne suis pas rendu assez bas pour me masturber en les regardant.
Deux jours de recherches et de perches tendues pour ce résultat : une seule femme m’a répondu. J’en arrive au titre de ce billet. Parait-il, il faut commencer par en arriver à cette conclusion pour pouvoir s’en sortir. Personnellement, je ne croyais pas avoir un problème jusqu’à ce que cette femme m’envoie pour toute réponse un lien vers ce site (www.sa.org).
Je me suis testé, et voilà mes réponses.
Une facile : non, du moins pas avant de répondre à ce questionnaire.
Céder? Non, elles cèdent, moi je convaincs… quoi qu’il me soit arrivé de ne pas savoir dire non à une aventure. C’est généralement lorsque je suis en couple que ça m’arrive.
Quoi? C’est un problème? Bien sûr que le sexe me contrôle! Comme il contrôle la société tout entière! Non? Ce n’est pas le cas? Alors pourquoi toute cette publicité exploitant la sexualité? Pourquoi les jeunes femmes s’offrent si facilement? Pourquoi un bel homme ou une belle femme a plus de chance de réussir dans notre société?
Oui, la masturbation. Oui, la consommation de matériel pornographique. Oui, l’infidélité. Oui, la drague aveugle (Dieu que j’en ai baisé des moches!). Oui, le voyeurisme.
Oui, c’est relaxant, c’est peu cher et ça change les idées.
C’est certain que certaines aventures laissent un goût amer dans la bouche, mais pas toutes. Je me suis senti moche, quelquefois, alors que je remettais mes pantalons alors qu’elles dormaient encore, quittant sans laisser de numéro de téléphone, aussi lorsque je rentrais chez moi, retrouver une conjointe qui s’était endormie en m’attendant et pour laquelle j’inventais n’importe quoi pour l’épargner (et éviter une scène).
Elle n’a jamais cessé de l’être. J’ai envie, je veux. C’est aussi simple que ça.
Toujours. Si les premiers mois se passent bien, elles déchantent lorsqu’elles s’aperçoivent que je veux continuer à le faire tout le temps, plusieurs fois par jour, n’importe où. Elles finissent toujours par se lasser et le désir meurt d’avoir été trop sollicité.
Quelques fois, avec quelques femmes qui, je l’avoue, n’étaient dans mon lit que pour combler mon besoin immédiat, j’ai fait appel à des images pour garder la forme. Je me masturbe toujours devant de la pornographie. Il m’arrive de faire appel aux fantasmes lors d’une fellation peu réussie ou à imaginer quelques scènes torrides pour me permettre une seconde érection.
Bien sûr! Pourquoi m’en priver? À sexe offert on ne regarde pas la mariée!
Toujours, enfin presque. Pas cette fois-ci, mais normalement oui, depuis près de 20 ans, à une exception près.
Bien sûr, j’y pense tout le temps. Il m’arrive de ne penser qu’à ça, oubliant aussitôt mon travail ou ce que je faisais au moment où j’y pense. Particulièrement en période active.
Il m’est arrivé de ne pas me rendre à une entrevue. Il m’est arrivé d’arriver en retard et oui, il m’est arrivé de ne pas rentrer au boulot parce que j’avais passé la nuit à baiser. Par contre, si je m’en tiens à la question, non, je ne me suis jamais libéré du boulot pour aller baiser. Je devrais peut-être, l’idée m’a effleuré.
Oui, plus le bar est crade, plus c’est facile. Plus il est tard, plus c’est facile. Ces endroits où les gens vont pour se péter la tête sont des endroits où les proies sont aisées à capturer.
Tout dépendant de ma partenaire. Avec certaines, je reste, pour recommencer durant la nuit ou au petit matin, pour d’autre oui, dès que je m’aperçois que j’ai vraiment choisi n’importe quoi pour me vider les couilles.
Pour la masturbation, comme je l’ai déjà dit, ça dépend de la fréquence et de la qualité. Mais oui, bien sûr. Pour ce qui est des autres… parfois, dépendamment de la relation. Il m’est arrivé d’être fréquemment infidèle, il m’est arrivé d’être l’homme d’une seule femme (mais j’étais alors plus que comblé).
Enfin! Non! À la dernière question, je peux répondre non!
Le constat final? Dès que vous avez répondu oui à l’une ou l’autre des questions, vous avez un problème. Donc, j’ai un problème à 18 sur 20. Si j’étais à l’école, je serais heureux de ce résultat. Malheureusement, je ne suis pas à l’école et quelque chose me dit que ce n’est pas pour rien que cette ancienne maîtresse m’a envoyé ce lien.
Je crois que je vais continuer à explorer ce site.
Faute d’explorer quiconque ce soir.
Je viens de passer deux jours à chercher, à envoyer des courriels à toutes les femmes de mon passé. Mes anciennes maîtresses, mes amantes et même quelques conjointes avec qui j’ai gardé une bonne relation. Peut-être que j’ai été trop direct dans mes demandes, peut-être que j’aurais dû faire miroiter le verre ou le repas, mais j’ai choisi l’honnêteté. Résultat : je suis seul.
Je suis cruellement en manque de cul et veux en finir (déjà) avec l’abstinence. Encore une fois, je fais fi ronds de jambe. Mes derniers mois en couple ont été particulièrement secs en matière de sexe. Y’en a marre de la masturbation et du voyeurisme. Je suis à bout, contempler mes voisines se déshabiller devant leurs fenêtres ne me satisfait pas et je ne suis pas rendu assez bas pour me masturber en les regardant.
Deux jours de recherches et de perches tendues pour ce résultat : une seule femme m’a répondu. J’en arrive au titre de ce billet. Parait-il, il faut commencer par en arriver à cette conclusion pour pouvoir s’en sortir. Personnellement, je ne croyais pas avoir un problème jusqu’à ce que cette femme m’envoie pour toute réponse un lien vers ce site (www.sa.org).
Je me suis testé, et voilà mes réponses.
1. Avez-vous déjà pensé que vous aviez besoin d’aide pour vos comportements ou pensées sexuels?
Une facile : non, du moins pas avant de répondre à ce questionnaire.
2. Avez-vous déjà pensé que vous seriez mieux si vous cessiez de céder à la tentation?
Céder? Non, elles cèdent, moi je convaincs… quoi qu’il me soit arrivé de ne pas savoir dire non à une aventure. C’est généralement lorsque je suis en couple que ça m’arrive.
3. Avez-vous déjà pensé que le sexe ou les stimuli vous contrôlent?
Quoi? C’est un problème? Bien sûr que le sexe me contrôle! Comme il contrôle la société tout entière! Non? Ce n’est pas le cas? Alors pourquoi toute cette publicité exploitant la sexualité? Pourquoi les jeunes femmes s’offrent si facilement? Pourquoi un bel homme ou une belle femme a plus de chance de réussir dans notre société?
4. Avez-vous déjà essayé d’arrêter ou de limiter certains comportements sexuels qui vous semblaient incorrects?
Oui, la masturbation. Oui, la consommation de matériel pornographique. Oui, l’infidélité. Oui, la drague aveugle (Dieu que j’en ai baisé des moches!). Oui, le voyeurisme.
5. Avez-vous recourt au sexe pour vous échapper, pour soulager votre anxiété ou parce que vous ne pouvez faire face à la musique?
Oui, c’est relaxant, c’est peu cher et ça change les idées.
6. Ressentez-vous de la culpabilité, des remords ou vous sentez vous déprimé après coup?
C’est certain que certaines aventures laissent un goût amer dans la bouche, mais pas toutes. Je me suis senti moche, quelquefois, alors que je remettais mes pantalons alors qu’elles dormaient encore, quittant sans laisser de numéro de téléphone, aussi lorsque je rentrais chez moi, retrouver une conjointe qui s’était endormie en m’attendant et pour laquelle j’inventais n’importe quoi pour l’épargner (et éviter une scène).
7. Est-ce que votre recherche de sexualité est devenue plus compulsive?
Elle n’a jamais cessé de l’être. J’ai envie, je veux. C’est aussi simple que ça.
8. Est-ce que votre sexualité fait obstacle à vos relations avec votre conjointe?
Toujours. Si les premiers mois se passent bien, elles déchantent lorsqu’elles s’aperçoivent que je veux continuer à le faire tout le temps, plusieurs fois par jour, n’importe où. Elles finissent toujours par se lasser et le désir meurt d’avoir été trop sollicité.
9. Avez-vous recourt à des images ou souvenirs durant vos relations sexuelles?
Quelques fois, avec quelques femmes qui, je l’avoue, n’étaient dans mon lit que pour combler mon besoin immédiat, j’ai fait appel à des images pour garder la forme. Je me masturbe toujours devant de la pornographie. Il m’arrive de faire appel aux fantasmes lors d’une fellation peu réussie ou à imaginer quelques scènes torrides pour me permettre une seconde érection.
10. Ressentez-vous une impulsion irrésistible lorsque les premiers pas sont faits par l’autre ou lorsque du sexe vous est offert?
Bien sûr! Pourquoi m’en priver? À sexe offert on ne regarde pas la mariée!
11. Avez-vous l’habitude de passer d’une relation ou d’une maîtresse à l’autre?
Toujours, enfin presque. Pas cette fois-ci, mais normalement oui, depuis près de 20 ans, à une exception près.
12. Sentez-vous que la « bonne relation » vous aiderait à cesser de convoiter, de vous masturber ou d’être immoral?La bonne relation, pour moi, est sexuelle avant tout. Si le sexe est bon, fréquent, complètement déjanté, alors oui, je me masturbe moins et je n’ai pas envie d’aller chercher ce qui me manque ailleurs, mais ça ne veut pas pour autant dire que je serais moins sexué.
L’émotionnel, je n’en parle qu’à mon psy. Pour ce qui est destructeur, toutes m’ont dit que oui. Sexuel? Toujours, plusieurs à la fois quand j’en ai l’occasion. Bref, oui, sans doute.
13. Avez-vous un besoin destructeur, sexuel ou émotionnel désespéré d’être avec quelqu’un?
Est-ce que ça finit bientôt cet interrogatoire? Oui, oui, oui! Contents?
14. Est-ce que votre recherche de sexualité vous fait manquer de considération envers vous-même, envers le bien-être de votre famille ou des autres?
15. Est-ce que votre efficacité ou votre concentration diminue lorsque le sexe devient plus compulsif.
Bien sûr, j’y pense tout le temps. Il m’arrive de ne penser qu’à ça, oubliant aussitôt mon travail ou ce que je faisais au moment où j’y pense. Particulièrement en période active.
16. Vous libérez-vous du travail pour assouvir vos compulsions sexuelles?
Il m’est arrivé de ne pas me rendre à une entrevue. Il m’est arrivé d’arriver en retard et oui, il m’est arrivé de ne pas rentrer au boulot parce que j’avais passé la nuit à baiser. Par contre, si je m’en tiens à la question, non, je ne me suis jamais libéré du boulot pour aller baiser. Je devrais peut-être, l’idée m’a effleuré.
17. Vous tournez-vous vers des milieux particuliers lorsque vous êtes à la recherche de sexualité?
Oui, plus le bar est crade, plus c’est facile. Plus il est tard, plus c’est facile. Ces endroits où les gens vont pour se péter la tête sont des endroits où les proies sont aisées à capturer.
18. Est-ce que vous voulez déguerpir loin de votre partenaire sexuel dès que possible après l’acte?
Tout dépendant de ma partenaire. Avec certaines, je reste, pour recommencer durant la nuit ou au petit matin, pour d’autre oui, dès que je m’aperçois que j’ai vraiment choisi n’importe quoi pour me vider les couilles.
19. Même si votre conjointe est compatible sexuellement avec vous, vous masturbez-vous toujours ou avez-vous des relations sexuelles avec d’autres?
Pour la masturbation, comme je l’ai déjà dit, ça dépend de la fréquence et de la qualité. Mais oui, bien sûr. Pour ce qui est des autres… parfois, dépendamment de la relation. Il m’est arrivé d’être fréquemment infidèle, il m’est arrivé d’être l’homme d’une seule femme (mais j’étais alors plus que comblé).
20. Avez-vous déjà été arrêté pour une offense sexuelle?
Enfin! Non! À la dernière question, je peux répondre non!
Le constat final? Dès que vous avez répondu oui à l’une ou l’autre des questions, vous avez un problème. Donc, j’ai un problème à 18 sur 20. Si j’étais à l’école, je serais heureux de ce résultat. Malheureusement, je ne suis pas à l’école et quelque chose me dit que ce n’est pas pour rien que cette ancienne maîtresse m’a envoyé ce lien.
Je crois que je vais continuer à explorer ce site.
Faute d’explorer quiconque ce soir.